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J'veux du soleil !

29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 16:20

Jeudi 6 octobre (soleil le matin, nuage l'après-midi)

 

Aujourd'hui, le réveil est difficile. La nuit a été courte et il est tôt. Le ciel est bleu et dégagé.

Nous partons à 8h en direction du volcan. Nous prenons bien évidemment des petits chemins qui tournent et retournent. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour prendre des photos des paysages incroyables qui s'offrent à nous. Nous commençons par le nez de bœuf, avec la vallée de la rivière des remparts, plutôt à sec à cette période de l'année.

 

 

Un peu plus loin, nous nous arrêtons au cratère Commerson, impressionnant de profondeur. On imagine très bien la cheminée qui a craché toute sa lave et s'est retrouvée vide.

 

 

Ensuite, la plaine des sables. Apocalyptique ! On dirait un paysage lunaire. C'est incroyable ! Et tellement beau !

 

 

Nous attaquons les derniers kilomètres avant le volcan. Le chemin est plutôt accidenté. Je ne suis pas sûre que notre voiture soit vraiment adaptée... mais nous n'avons pas trop le choix ! Nous nous garons tant bien que mal. Puis, petite pause aux toilettes, avec une file d'attente de 20 personnes ! Mais il vaut mieux anticiper... On sait que 5 heures de balade nous attendent ! Ca y est, on y va.

L'ascension jusqu'au cratère Dolomieu commence par... pas loin de 600 marches à descendre ! Et pas des petites. Des marches pas du tout adaptées à une personne d'1m62, si vous voyez de qui je veux parler... Bref...Sur la photo, on voit des petits points blancs, vers le haut, au centre : ce sont les gens, sur les escaliers. Ca vous donne une idée de la taille de la falaise !

 

 

La suite du chemin est indiquée par des points de peinture blanche, tous les deux mètres. C'est super pratique ! Et nous nous apercevrons lors de la montée qu'il est indispensable qu'ils soient aussi rapprochés que cela. Lorsqu'on monte dans les nuages, la visibilité prend une sacrée claque !
Nous avançons doucement jusqu'au Formica Leo, un cratère minuscule... même si, quand on voit la taille des gens dessus, on se dit qu'il est déjà pas mal grand !

 



 

Le sol n'est que lave refroidie et caillasse. Difficile d'avancer là-dessus. Ensuite, direction la chapelle.

 

 

Le sol change doucement. Les couleurs aussi. Certaines pierres sont brillantes, d'autres noires, d'autres un peu rosées. Certaines semblent extrêmement coupantes, d'autres lisses avec une matière de meringue.
La phase difficile démarre. Le sol est toujours aussi accidenté et je n'hésite pas à m'aider des mains pour monter, grimper, crapahuter. En plus, impossible de savoir si c'est encore loin ou pas : nous sommes dans les nuages. On persévère. Nous croisons un couple qui nous dit qu'ils ont amorcé la descente depuis 45 minutes et que ça vaut le coup d'œil... et surtout que le cratère est dégagé. Ca me motive, mais je commence vraiment à être épuisée !

 

 

Doucement, mais sûrement, nous avançons. Et puis ça y est, nous y sommes ! Quel spectacle que ce cratère encore fumant ! Nous avons bien mérité de prendre notre sandwich à un mètre du vide. C'est superbe !

 

 

Le temps passe. C'est parti pour la descente. C'est plus facile que la montée, mais guère plus rapide, à cause du sol si chaotique. Nous arrivons au pied des 600 marches. Arf ! Je n'en peux plus. Un peu de courage... et enfin nous atteignons la voiture. Je suis épuisée, éreintée, morte de fatigue ! Fière d'avoir fait cette ascension ! C'est à faire une fois dans sa vie. Mais je ne le referai pas, je n'ai pas la condition physique nécessaire pour ce genre de balade.

Nous prenons la route en direction de Cilaos. La route est dans un nuage. La visibilité est de deux mètres. Je n'ai jamais vu ça ! Et les routes sont escarpées donc il ne faut surtout pas faire une sortie de route... sinon, c'est le vide ! Je suis terrorisée ! Nous nous guidons aux bornes peintes en blanc qui longent la route et qui nous permettent de savoir si la route file ou tourne. Enfin, nous sortons de cette purée de pois. Ouf ! Je respire à nouveau ! Nous rejoignons la N3, puis la N1... puis la N5 : la route aux 500 virages. Du grand n'importe quoi ce chemin. Il n'y a pas 5 mètres consécutifs qui soient droits. Des virages, des virages, et encore des virages. On passe même au travers de la montagne ! Du pur délire !

Enfin, nous sommes à l'hôtel. Un peu de repos. Pfiou ! Ca va nous faire du bien, la journée a été dure !

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commentaires

fiftywan 30/10/2011 18:47


Et ça sentait pas trop le souffre? En tout cas, c'est clair qu'il valait mieux ne pas faire ça en talons aiguille...


Titia 01/11/2011 08:47



Ah non, pas du tout d'odeur de souffre.


Quant aux chaussures, on a vu des nanas avec des petites ballerines... Mais elles ne sont pas allées tout en haut. Elles se sont arrêtées au Formica Leo.



Flo-Avril 29/10/2011 19:55


Coucou Titia, j'aime pas trop ces paysages lunaire, Gros bisous et bon week-end
Amitiés, Flo


Titia 30/10/2011 10:28



Il faut dire que ça ne rend pas tout à fait pareil en photo qu'en vrai. Mais quand tu y es, c'est vraiment très impressionant !