Suite de l'
article d'hier...
Il fait désormais nuit. Nous avons des lampes torches. Ca éclaire un peu. Mais on est dans la forêt, là. Y'a des branches partout. C'est le souk ! On les évite comme on peut...
Premier obstacle : une conche. Qu'est-ce qu'une conche, amis lecteurs ? Une espèce de fossé rempli d'eau, en quelque sorte. Rappelez-vous, nous sommes dans le marais Poitevin. Que faire ? La conche est un peu large. Et à l'époque, je ne sais pas si j'atteignais déjà mon mètre 62, géante que je suis ! Un peu de réflexion. Nous voyons un tronc mort, près de la conche... Assez long pour le mettre en travers de la conche. Et là, je ne sais pas qui a l'idée de génie... de le pousser dans la conche... comme ça... en long... C'est cool, il flotte... Mais c'est sûr que si on met le pied dessus, il va tourner, et on va se retrouver les fesses dans l'eau. Bien bien bien. On ne va pas faire demi-tour maintenant. La balise n'est pas loin derrière cette fichue conche qui nous barre la route... Il faut sauter par dessus. Un des gars se lance... et atteint l'autre rive. Il nous tend alors la main pour nous aider. Nous nous lançons alors tous, aggripant cette main salvatrice ! Ouais, ouais... j'en fais trop, je sais :)
Nous avançons, nous trouvons la balise, nous continuons le chemin. Nous empruntons un passage bourré d'orties. Et là, suprise... nous croisons un gars en short ! Le pauvre !
Nouvel obstacle. Après une longue longue longue marche, nous voilà face à un cul-de-sac. A gauche : la Sèvre niortaise. A droite, un grillage très très haut. En face, un autre grillage, également trop haut pour espérer passer par-dessus... Quoi ? Derrière nous ? Ben d'après-vous on est arrivé comment ici ? Par le ciel ? Ben non, par la route à laquelle on tourne le dos, justement ! Bien. Que faire ? Demi-tour ? Tout le monde est contre ! Les minutes passent. Qu'y a-t-il derrière ce grillage ? S'il est là, ça ne doit pas être juste pour nous embêter... D'autres minutes passent... On doit contourner ce grillage ! Le risque, c'est qu'en s'y agrippant pour le contourner, on tombe dans la Sèvre. Même en plein été, à 1h du matin, elle ne doit pas être bien chaude ! Nous nous agrippons les uns aux autres... Ouf, tout le monde est sauf !
Nous voici donc dans un champ. Qu'y a-t-il dans ce champ ? Des bouses de vaches... Y'a-t-il des vaches ? Un taureau peut-être ? Oh là là ! C'est la panique ! Nous détalons comme des fous malgré le sol très chaotique ! Ouf, sortis de cette galère ! Nous retrouvons un chemin plus fréquentable.
La suite demain...
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