Il y a plusieurs semaines, en zieutant par la fenêtre, au bureau... Hein ? Quoi ? Je regarde par la fenêtre au bureau ? Ah ben oui, parfois, je suis obligée de décoller un peu le nez de mon écran.
Parfois, pour réfléchir, c'est appréciable aussi de regarder un peu dehors... voir les branches remuer au rythme des rafales du vent... Tout ça, quoi ! Bon, et puis je fais ce que je veux de
toute façon. Donc... je regardais par la fenêtre... Et que vois-je ? Un oiseau ! Oh ! Extraordinaire, n'est-ce pas ? Nan mais ne vous moquez pas ! Vous ne savez pas ce que c'était comme oiseau. Et
d'ailleurs... moi non plus, je ne savais pas ce que c'était. C'est assez gros, tout noir, avec une espèce de casquette rouge. Qu'est-ce que c'est que ce machin ? On voit plein de pies ou de merles,
dans les coins... Mais ce machin n'est ni une pie, ni un merle. Je me lève et m'approche de la fenêtre... Du coup, les collègues ont zieuté aussi. Et personne ne sait de quoi il s'agit ! D'un coup,
il s'envole, s'accroche sur le tronc de l'arbre et commence à taper le bec dedans... On dirait un pic-vert... Sauf que... un pic-vert... c'est vert ! C'est pas tout noir comme ça ! Bien... L'oiseau
finit par s'envoler.
Et plusieurs fois, comme ça, nous le voyons se poser dans les coins... Il a un petit cri assez reconnaissable, en plus ! Du coup, dès qu'il chante, je zieute. Et j'essaie de demander à tous les
collègues s'ils savent ce que c'est. Un jour, l'un d'eux me dit : c'est un pic. Euh oui... Mais un pic... un pic tout court ??? Ou un pic quelque chose ? Et finalement, en recherchant un peu, nous
avons trouvé qu'il s'agissait d'un
pic noir !
Très vite, j'ai voulu le prendre en photo. L'autre jour, je ramène donc mon appareil photo au bureau. Evidemment, ce jour-là, il n'a pas voulu se montrer. Le lendemain, je n'ai pas perdu espoir.
J'ai ramené mon appareil photo... Et l'oiseau n'a pas voulu se montrer... Et vous vous en doutez, le jour qui a suivi, pas mieux, on ne l'a pas vu ! Saleté d'oiseau !!!
Lundi dernier, en partant bosser, j'étais à quelques dizaines de mètres de chez moi et je me suis aperçue que j'avais oublié mon appareil. Je me dis : "tant pis". Pas le courage de revenir en
arrière, remonter les quatre étages, tout ça pour une photo ! Et évidemment, ce jour-là, l'oiseau contradictoire a montré son joli plumage et nous a fait écouter son étrange ramage.
Gniiiiiiiiiiiiiiii ! Il a l'esprit de contradiction, celui-là !
Mardi et mercredi, j'ai pris mon appareil photo avec moi. Et bien il n'a pas montré le bout de son bec ! Mais j'arriverai à le photographier, un jour ! Je ne perds pas espoir !