L'histoire se passe il y a plusieurs années, alors que j'apprenais à faire du vélo. J'ignore quel âge j'avais. Qu'importe. Je me revois très bien, m'élancer, faire un tour de pédale, et retomber
sur le côté. Ce fichu vélo ne daignait pas rester sur ses deux roues.
Ca a duré, duré, duré... Toute la matinée. J'étais tout de même contente car petit à petit, ce n'est plus un tour de pédale que je faisais, mais un et demi. Cela dit, le résultat était toujours
similaire : j'étais obligée de poser le pied à terre car je ne restais pas en équilibre. Ma mère refusait de me remettre les roulettes sur les côtés.
L'heure du déjeuner approchait. Ma mère, exténuée de voir que je n'arrivais toujours pas à trouver mon centre de gravité, me dit d'une voix froide : "Si tu n'arrives pas à faire du vélo avant de
manger, tu n'auras pas de mousse au chocolat à midi !". Quoi ? Pas de mousse au chocolat ? Le risque est trop grand ! Je dois y arriver ! J'y ai mis toute ma concentration, toute mon énergie... 10
minutes après je tenais sur mes deux roues et j'arrivais à faire plusieurs dizaines de mètres sans poser pied à terre.
Voilà, je n'en suis pas très fière, mais j'ai appris à faire du vélo grâce à de la mousse au chocolat. Finalement, le principe du bâton et de la carotte, ça peut être plus efficace qu'on ne
l'imagine ! Il faut juste une carotte de qualité.
Comment voulez-vous, avec une éducation pareille, que je ne sois pas folle de chocolat :) ?