Samedi, comme je vous l'ai expliqué, j'ai participé, avec deux camarades, à la
chasse au trésor de Paris.
A 10h, nous arrivons à la mairie du 18ème arrondissement. Il y a du monde, mais ils ne semblent pas vraiment en tenue pour se balader dans la ville. Evidemment, une mariée sort (une mariée noire
dans une belle robe blanche, on ne voyait qu'elle, c'était superbe) et "le monde" applaudit. Donc, ils ne sont pas venus pour le trésor. Nous contournons la mairie et tombons sur un jeune homme qui
nous explique qu'il faut aller au Square de Clignancourt pour l'inscription. Le Square de Clignancourt ? Ca commence bien, nous sommes déjà perdus ! Heureusement, nous avions une carte. Petit coup
d'oeil : ça y est, c'est juste à côté. Il y a pas mal de monde. On nous donne les quatre indices et le réglement, ainsi que le descriptif de l'énigme 6. Il y a en tout huit énigmes différentes,
pour éviter que les groupes se suivent bêtement sans réfléchir.
Nous commençons.
La mairie vous donne un indice. Tendez l'oreille : tic-tac-tic-tac... Direction : deux heures, ou si vous préférez, au pied du point nord-sud,
prenez la voie interdite. Nous retournons donc à la mairie. Deux heures ? Où est le nord ? Nous tournons la tête de tous les côtés et voyons au loin une brasserie appelée "Nord-Sud"... Et
juste en face, une rue à sens unique avec un sens interdit. Il n'y a aucun doute possible, c'est par là !
Un peu plus haut, saluez l'aristocrate en passant et quand vous serez au pied de la tour, imaginez que vous êtes un ours affamé. Vous saurez où aller. Nous
montons la côte. L'aristocrate ? Pas vu... Et en haut de la côte, sur la gauche, l'enseigne d'un magasin "Miele"... L'ours... Le miel... Nous tournons à gauche.
Les croix vous font tourner la tête et vous en voyez une autre au-dessus des toits, celle d'un coeur. Rapprochez vous d'elle par la voie postale aérienne : "l'air
mail", que l'on écrit différemment selon les langues. En pleine ascension, faites une pause et allez prendre un bain avec vos amis. Au loin, nous voyons une pharmacie, entourée de trois ou
quatre croix vertes. Nous approchons. Petit coup d'oeil à droite... la pointe du Sacré Coeur domine de sa croix. C'est par là. Sur le moment, ne nous comprenons pas cette histoire "d'air mail"...
Et nous regardons le nom de la rue en face de nous : "Hermel". Ah ah ! Bien trouvé. Plus loin, sur la droite, un petit bar : "Les amis"... Nous sommes toujours sur le bon chemin.
Après cette baignade, vous changez d'attitude, c'est une vraie métamorphose, vous y mettez franchement tout votre coeur. On vous voit marcher sur des clous en vous
appuyant sur Francis avant de partir à l'assaut des marches. Euh là, joker... Me rappelle plus trop ce qu'on a trouvé sur la route... Le fait est que nous voici en bas d'un escalier bien
raide : il faut monter !
A la fin de cette première étape, vous êtes un peu fatigués, la marque se voit sur le visage, prenez donc le chemin le plus reposant. En haut des marches,
nous avons le choix. A gauche, une montée. A droite, une descente... Le chemin le plus reposant ? La droite !
Après quelques pas, saluez les deux premières lettres de l'alphabet. Puis, quand la marque sera coupée une deuxième fois, allez vers ce qui vous évoque la
nature. Nous sommes sur la rue Lamarck (d'où, précédemment, "la marque se voit sur le visage"). Première intersection : rue de l'abbé je_ne_sais_quoi... Voici donc les deux premières lettres
de l'alphabet. Un peu plus loin, une autre intersection (la deuxième de la rue Lamarck)... et au loin, un magasin Naturalia.
Avant d'y arriver, des arbres qui pleurent vous implorent. Allez les consoler, ils vous conduiront vers des sommets. Au bout de la rue, avant le magasin
précédemment cité, nous croisons la rue des Saules... Les arbres qui pleurent... Hop, c'est parti pour la montée !
En haut de l'escalier, remontez courageusement la pente jusqu'à une maison rose, haut-lieu du cabaret. Même un lapin bohème ne suffit pas à égayer ces pauvres
arbres, ne les abandonnez pas et daignez prolonger avec eux cette douloureuse montée. Nous continuons notre montée et passons devant une maison-cabaret, rose : Le lapin agile. Nous sommes
toujours sur le bon chemin.
Une deuxième maison rose se présente, celle de votre ami peintre, Utrillo. Les arbres vous remercient et vous laissent avec votre ami. Finis les pleurs, vous
descendez avec lui pour vous abreuver. Un peu plus haut, sur la droite, une seconde maison rose avec une plaque d'un peintre : Utrillo. Et là, au croisement, la rue de l'abreuvoir... en
descente. Ok, c'est par là !
Attention, son quatrième abreuvoir est gardé par des aigles. Nous tombons en effet nez à nez avec une maison bordée de statues d'aigles.
Cette descente, à son terme, vous rappelle que vous veniez d'avoir 18 ans et, plein de confiance, vous essayer de la séduire. Celle-ci reste impassible et vous
répond : Paroles, paroles... Ah ah ! Bien joué. La place Dalida... avec une statue à son effigie. "Il venait d'avoir 18 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme... " et
"Paroles, paroles, paroles, ..."
Comme dans un rêve, le brouillard vous entoure et vous attire jusqu'au château. Au loin, une espèce de petit château... Pressons le pas, nous sommes curieux
de voir la suite !
Mais vous, vous ne la connaitrez pas avant demain...