Karine, décidemment trèèèès curieuse, a voulu en savoir un peu plus sur mon enfance. Alors je vais vous faire une petite série
d'articles sur ma tendre jeunesse. Aujourd'hui, je vous raconte la fois où je me suis vautrée en beauté. Ce jour-là, je me suis vraiment étalée comme il fallait !
J'ignore quel âge j'avais. J'étais petite... enfin... encore plus qu'aujourd'hui. Disons que j'étais très jeune. Je ne sais pas du tout... une dizaine d'années peut-être... Nous étions en famille
chez mes grands-parents. Là-bas, c'est la campagne. Ca s'appelle "Villiers-en-plaine" et ce nom est ma foi fort adapté ! La maison est une ancienne ferme. Le terrain est recouvert de graviers...
enfin, d'assez gros graviers. Je ne vous raconte même pas les dérapages que l'on faisait dans la poussière quand on courait la dedans ! Il y a une allée en béton qui mène au jardin. Elle est un peu
surélevée par rapport au niveau des graviers et de la terre du jardin.
Je me mets à courir. Vous savez, quand on est jeune, on court tout le temps ! Ca a de l'énergie à revendre, un bambin ! Et donc, je détale à pleine vitesse sur les cailloux pour continuer sur
l'allée en béton, et là, paf, je me casse la gueule comme il se doit et ma jambe droite se retrouve sur la tranche de l'allée en béton. Ca pisse le sang ! J'avoue ne plus me souvenir de la
douleur... C'est d'ailleurs fou, ça, comment les souvenirs peuvent être sélectifs. J'ai surtout tendance à me rappeler des bonnes choses ! Bon, bref... Je revois ma mère, dans la cuisine, à éponger
tout ça. Ca saignait vraiment beaucoup mais à l'époque, on ne s'est pas inquiété. Cela dit, aujourd'hui non plus je ne m'inquièterais pas. Il faut vraiment que j'ai la jambe cassée pour commencer à
paniquer !
Résultat de ce gadin : une cicatrice, de trois à quatre centimètres de long et un centimètre de large. Par chance, elle se voit assez peu : elle a tendance à se colorer tout doucement en été donc
je n'ai pas une grosse marque blanche quand j'ai les jambes bronzées. Mais la sensation, quand je passe la main dessus, est toujours aussi désagréable.
Et voilà ! Verdict de cette histoire : ne pas courir tant qu'on ne sait pas tout à fait marcher ^^ !
Et vous, vous vous êtes déjà pris de belles gamelles ?