C'était il y a un an et demi. J'étais encore une étudiante jeune et jolie ! Ah, c'était le bon temps ! Bref, je m'égare...
Mon stage de fin d'année touchait à sa fin, et je recherchais donc un job. J'ai décidé assez tôt de ne rechercher qu'en région parisienne, en fait. Et je m'arrangeais pour regrouper mes entretiens autour des mêmes dates, pour m'éviter des allers-retours onéreux.
Je me souviens d'une période où je devais passer 3 entretiens d'embaûche en 2 jours.
Premier jour
Le premier entretien avait eu lieu un lundi, vers le quartier de La Défense, à Paris. J'y suis allée en TER, puis bus. J'arrive. Je me trompe d'étage. Normal... Je rentre dans le bureau. On me fait remplir tout un questionnaire. Mon parcours. Ce que j'aimerais faire. Toutes ces choses qu'on demande à chaque entretien... Un premier monsieur me reçoit dans son bureau. Il me pose plein de questions. Comment je réagis au stress. Si je sais communiquer avec les gens. Toutes ces choses auxquelles nous, candidats, ne savons jamais répondre... Ca dure un certain temps... assez long...
On me fait ensuite faire un questionnaire, sur des langages de programmation. Ca dure également un certain temps. Puis, je rencontre deux monsieurs, qui me posent plein de questions très informatiques, comment je gère les projets (alors que je suis débutante et que je n'en ai jamais géré aucun)... Ce que je ferai en cas de problèmes, etc. Puis, rencontre avec... un autre bonhomme. Je ne sais plus ni son nom, ni sa position hiérachique ! Un gars bien payé :) J'ai encore discuté un temps assez long avec lui... Et quatre heures après mon arrivée, à 18h, donc, hop, me voici libre.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'à 18h, à La Défense, c'est l'heure de débauche. Et là, tout le monde court, avec sa sacoche sous le bras. Enfin quand je dis tout le monde... pas moi, hein ^^ ! Déjà, je savais pas trop où j'allais. Parce que quand on est une bouseuse, comme moi, qu'on vient de sa campagne (et qu'on en est fière), et bien La Défense, c'est un peu le souk ! Des couloirs partout : un qui mène au RER, l'autre au métro, l'autre au bus, un autre aux TER. N'ayons pas peur des mots : un vrai merdier ! Mais moi, là, mon but est d'attraper un TER pour rentrer me coucher... J'achète un ticket. Je m'enfonce dans le couloir. J'arrive devant l'écran affichant les horaires : "Horaires momentanément indisponibles". Ah ben ça c'est cool ! Je demande à quelqu'un : "Vous savez sur quelle voie se trouve le train pour Saint Quentin ?" "Voie C je crois". Comment ça "il croit" ? Bon, merci quand même... Mais comment je fais, moi ? Bon, tant pis, je vais voie C, alors que l'alarme de fermeture des portes retentis, je saute, je m'engouffre dans la masse transpirante du wagon (beurk) et je prie pour que le gars ne m'ait pas raconté n'importe quoi ! Après vingt minutes, sauvée, je suis à Saint Quentin !
Et ce n'était que la première journée. Le jour d'après, ce sont deux entretiens qui se sont enchaînés... Mais ça c'est pour demain !