Suite de l'
article d'hier.
Deuxième journée d'entretiens. Ce matin-là, j'ai un entretien chez Lascom... chez qui je travaille actuellement. J'y vais en RER. Le fameux RER C, toujours en grève, toujours en panne ! Ne nous plaignons pas : il roulait ce jour-là !
J'arrive à la gare, et là, je sais que j'ai une demi-heure de marche jusqu'à la boîte. J'ai ma valise qui me gêne un peu (je pars ce soir, directement après l'entretien, donc j'ai ma valise avec moi), mais elle a des roulettes alors c'est plus facile. Je commence ma petite balade. Ca monte un peu, mais ça va. Je continue. Je marche. Ca commence à vraiment grimper sec, là ! J'ai chaud ! Surtout au soleil. Oh ! Des arbres au loin ! Chouette ! Ca va être un peu plus frais ! Et là, plus j'avance... et plus grande est ma douleur ! Le sol est complètement défoncé, avec des grosses pierres, des gros trous. Je suis obligée de porter ma valise. C'est super poussièreux. Mon pauvre pantalon blanc commence à être bi-colore. Blanc en haut... gris en bas ! C'est super élégant quand on passe un entretien d'embaûche.
Ouf ! J'arrive en haut de la côte ! Et là, que vois-je ? Le trottoir n'est qu'herbes folles et terre poussiéreuse. C'est la fête ! Je marche un peu sur la route. Une voiture arrive. Je remonte sur ... les herbes... Et ainsi de suite. Jusqu'à la société ! Et après une demi-heure, je suis arrivée. En sueur, mais arrivée !
On me dit que la personne avec qui j'ai rendez-vous n'est pas encore là. On me propose un café. Un thé. Euh... Et un grand verre d'eau fraîche ? C'est possible, ça ? Une bonne douche fraîche aussi ?
Bon, l'entretien commence. Il se passe super bien. Moi j'ai besoin d'un job. Lui, il a besoin de quelqu'un comme moi ! C'est nickel !
Retour à la gare. C'est bien, c'est en descente. C'est cool, avec la valise qui pèse une tonne et qui me tire vers l'avant, je vais me casser une jambe, c'est tout ce que je vais gagner ! Super ! Youpi ! J'arrive finalement à bon port.
RER, métro. Après un bon moment, moi voici assise sur un banc de Paris, pas loin de Montparnasse, en plein soleil. Et c'est au bout d'une bonne demi-heure que deux constats se sont imposés à moi. Le premier, c'est qu'au soleil, il fait vraiment chaud ! Alors ça, merci, pas de remarques désobligeantes... Je sais, ce n'est pas un scoop. Sauf qu'arriver avec un pantalon sale ET des auréoles sous les bras, c'est pas génial pour faire bonne impression ! Autre constat : les bancs de Paris sont trop mal faits ! La barre, dans le dos, est pile poil au niveau des omoplates ! J'ai mal partout ! Et je suis trop mal installée ! Je dois attendre près de 2 heures, comme ça. Le sommeil commence à m'envahir. C'est terrible. Mes paupières sont lourdes. Quelle épreuve ! L'heure de l'entretien approche. Je marche un peu pour me réveiller.
Bon, je fais une croix sur l'entretien. Il s'est bien passé. Mais je n'ai pas du tout accroché. J'ai de suite senti que j'allais perdre mon temps chez eux.
Cet entretien terminé, je suis repartie sans trop d'ennuis en train, chez moi.
Je suis ravie d'avoir eu une réponse positive par la suite. Les entretiens d'embaûche, c'est réellement fatigant !