Parler du repas de Noël un mardi 17 janvier, vous trouvez ça bizarre, vous ? Ah bon... Pas moi...
En fait, suite à une discussion d'hier midi, mes idées se sont enchaînées dans mon cerveau, et j'ai repensé aux repas de Noël que nous faisions autrefois. Et je me suis dit : "Ca, il faut que j'en fasse un sujet sur mon blog !"
Et bien voilà, c'est chose faite.
Il y a encore quelques années de cela, peut-être cinq ans, nous fêtions Noël chaque année chez mes grands-parents, avec tous mes oncles et tantes du côté de ma mère, et tous mes cousins et cousine... du côté de ma mère. Cela représentait une vingtaine de personnes (à peu près, il y a eu des naissances au fur et à mesure, et des petits copains et petites copines qui se sont ajoutés au fil des ans).
Le 24 décembre au soir, tous les ans, nous nous retrouvions tous autour du même repas, que voici. Tout d'abord, repas festif oblige, les petits amuses-bouches de rigueur. Gâteaux secs salés, cacahuètes, et petites tartines à la mousse de crevette, à la mousse de saumon, et aux soi-disant oeufs d'esturgeon, rouges et noirs. Rien à voir avec le caviar. J'ai eu l'occasion d'en goûter, du vrai caviar (c'est une collègue russe qui nous en a apporté de chez elle), et bien ça n'a pas du tout le même goût que ces trucs bizarres que nous n'osions pas manger ! Une fois tout ça terminé, le véritable repas pouvait commencer.
Si ma mémoire est bonne, on débutait avec le saumon fumé et les huîtres ! Ah ! Les huîtres ! Que de souvenirs ! Je me dois de vous expliquer comment mon cousin (très jeune à l'époque) les mangeait. Il aurait dû breveter sa façon de les manger : c'est unique ! Prenez une tartine de pain. Beurrez-là. Etalez soigneusement l'huître dessus. Arrosez assez abondamment de jus de citron. Et terminez en aspergeant avec quelques gouttes de vinaigrette aux herbes. Dégustez... Le problème, c'est qu'il va vous falloir croquer dans l'huître, que vos dents n'arriveront pas à la déchirer. S'en suit un grand "slurp", et du jus "huître/citron/vinaigrette" plein votre menton ! Alors ? Envie d'essayer au Noël prochain pour faire bonne impression auprès de la belle-famille ?
Bien. Le saumon et les huîtres passés (il en reste encore autant que ce qui a été mangé, mais qu'importe) arrivent la mousse de canard, le foie gras, et peut-être un peu de charcuterie. Je ne me souviens plus trop. On mange. On papote. On mange. On papote. Les plats tournent. Et malgré nos appétits féroces, les restes sont impressionants !
La suite arrive. Une grosse et bonne carpe farcie, avec bien plus de matière grasse qu'il n'en faut. Même à 20, la carpe est vraiment énorme ! Il en reste encore !
Puis, le chapon ! Accompagné, au choix selon les années, de haricots verts, de salsifis ou de marrons. Nous mangeons. Personne ne sait s'il reste de la place dans les estomacs, mais qu'importe... Ca doit bien être extensible, ce truc-là ^^ ! Allez ! Mangeons !
Les ventres sont bien remplis. Et malgré tout, nous attaquons le fromage ! Eh oui ! Pas de repas sans fromage ! Le plateau... que dis-je ? ... les plateaux sont bien garnis. Et comme nous sommes une vraie famille de gourmands, chacun prend un petit bout de chaque fromage... pour goûter.
Après le fromage, nous avions pour habitude de déballer les cadeaux. Quelle que soit l'heure, d'ailleurs ! Notre Père-Noël n'est jamais passé à minuit, chez nous. Parfois 22h30, parfois 1h30. Mais toujours après le fromage ! Cela permettait de digérer un peu avant d'attaquer le dessert.
Car le dessert arrive. Un dessert fourni par ma tante. Le 24... ou le 25, je n'ai jamais su la date exacte, en fait, c'est l'anniversaire de mon cousin. Et ma tante nous offrait donc toujours le gâteau. Ca changeait chaque année. Du gâteau espagnol à l'omelette norvégienne !
Ensuite... Ensuite ? Eh oui, ça n'est pas fini ! Une bûche glacée ! Noël ne serait pas Noël sans bûche glacée ! Et hop, encore un morceau de bûche glacée. J'ai le souvenir qu'on en mangeait deux, à 20 personnes, donc.
Ensuite. Ensuite ? Hé hé ! Il en reste encore... Alors ? Une idée ? ... Des mandarines ! Bien juteuses, bien sucrées.
Ensuite. Encore ? Eh oui ! ... Des chocolats ^^ !
Le plus impressionant dans l'histoire, c'est que malgré toute la nourriture ingurgitée, il en restait encore énormément après. Alors ne vous inquiétez pas : nous ne sommes pas du genre à jeter la nourriture. Cela nous donnait plutôt une bonne raison de revenir les lendemain et surlendemain pour terminer les restes !