Mon
article d'hier se terminait ainsi : "Et ce soir-là... c'était la finale de la coupe du monde France-Italie !" Je n'aime pas
trop le foot (22 bons hommes qui courent après une baballe, je ne trouve pas ça vraiment captivant). Et notre ami florentin n'est pas fan non plus. Mais ce soir-là, c'était l'occasion ! Il nous a
donc invités à dîner chez lui pour que nous, Français de passage en Italie, assistions à cette finale !
Premier but de l'équipe de France. J'entends les voisins qui hurlent : "Oooooooooh ! Ouuuuuuuuuuuuh ! " Moi, je me marre toute seule car je sens vraiment que les voisins sont en train de jouer leur
vie sur ce match. Pour moi... ça ne reste qu'un match avec des gars qui courent après le ballon. Le temps passe... Les Italiens égalisent. Les voisins sifflent et crient à tue-tête ! Je m'endors à
moitié devant ce match. Pfff ! Quel ennui !
Et puis là, coup de boule de Zizou... vlan, carton rouge ! Je suis dégoûtée pour lui car je sais que c'est son dernier match. Finir sur un carton rouge, c'est pas joli-joli ! Mais bon, c'est comme
ça. Et finalement, ça se terminera sur les tirs au but. Je trouve ça nul, comme match. C'est bête, comme victoire. Enfin bref... Finalement, l'Italie gagne et je décide, pour le restant de mes
vacances, de cacher ma nationalité pour éviter les moqueries ^^ ! Non, plus sérieusement, je m'en moque pas mal.
Nous décidons de descendre manger une bonne glace italienne (kiwi/banane ! Pas très répandu en France, ce parfum !) et profiter de la liesse qui s'est emparée de la ville ! Les gens sont
complètement hystériques (
décidemment, ils sont tous comme ça dans ce pays ^^ ?). Ils ont tous un t-shirt de l'équipe d'Italie et
un drapeau italien ! Ils sont à neuf dans les voitures... dont trois dans le coffre, la musique à fond, les cris... et la vitesse... Ils sont en peu tous fous et je m'inquiète un peu de leur
sécurité, malgré tout. Ca serait triste qu'un accident gâche la fête ! Mais bon, ils n'y pensent pas et continuent à rouler comme des dingues... Nous, nous nous dirigeons tout doucement vers
l'arrêt de bus... Un bus devrait arriver à minuit. Nous attendons. A et quart, toujours rien... Je demande confirmation : le bus doit bien emprunter la même route par laquelle nous sommes venus...
et où nous avons réussi par le plus grand des mystères à nous faufiler dans toute cette foule ! Bref, je doute qu'un bus puisse passer par là. Nous décidons donc de rentrer à pieds ! Et bien oui,
pourquoi pas ?
Tout le trajet jusqu'à la sortie de Florence se passe sans trop de problème. La route est droite, et nous suivons les arrêts de bus. Nous ne sommes pas seuls. Des voitures et des scooters passent
toutes les 30 secondes en arborant fièrement un drapeau italien et en criant "Viva Italia !" Nous marchons... Marchons encore... Marchons toujours...
La route rétrécit et le trottoir disparait complètement. Il n'y a plus d'éclairage. Nous allons devoir longer un mur, dans le noir, juste à côté des voitures et des camions qui roulent à toute
allure. Je ne suis pas rassurée. Nous décidons, pendant la courte période d'accalmie, de courir pour rejoindre le prochain réverbère. Je détale comme un lapin, en évitant de ne pas m'étaler par
terre de tout mon long. Je ne suis pas partie en Italie pour me casser une jambe ! J'entends une voiture qui arrive. Vite, nous nous collons contre le mur, pour laisser le plus d'espace entre nous
et la voiture. Elle passe. Je reprends ma course. J'entends au loin un camion. Vite, je cours le plus loin possible pour me rapprocher encore de la lumière. Il s'approche. Je m'aggripe au mur car
je crains le courant d'air qu'il va provoquer en passant. Pas manqué, il me secoue, le bougre ! Finalement, nous atteignons la lumière.
Enfin, Galluzo est juste devant nous. Nous trouvons l'arrêt de bus auquel nous aurions dû descendre. Et c'est là que l'aventure commence vraiment. Nous devons aller jusqu'à la villa en empruntant
un chemin non éclairé, sous les arbres, que nous n'avons pris qu'en voiture et que nous n'avons pas bien repéré. Fous-rires garantis ! Nous ne savons pas quel chemin emprunter. Nous cherchons un
peu. Nous voulons éviter de passer devant un camping devant lequel quelques jeunes un peu éméchés parlent un peu trop fort à mon goût. On ne sait jamais ce qui peut leur passer par la tête. Nous
continuons, près du camping, sans nous faire remarquer. Je ne reconnais pas le chemin et j'ai le souvenir qu'il fallait passer devant. Sans trop de conviction, nous passons devant ces jeunes, l'air
de rien, crions un petit "Viva Italia" pour faire "couleur locale" et passons notre chemin. Et là, juste après le virage, au bout... un gros cul de sac. Je suis morte de rire ! D'accord, mea culpa,
je me suis trompée. C'était pas le bon chemin. Nous faisons demi-tour et repassons devant les jeunes. Et dire que nous voulions passer inaperçu !
Bref. Finalement, dans le noir complet, nous marchons sous la forêt qui monte et qui n'en finit pas de monter et atteignons enfin l'entrée tant attendue de la villa ! Ouf ! Tout est calme. Les
lumières de la nuit brillent au loin... Nous allons nous coucher... Il est plus de deux heures du matin !
Ici,
l'ambiance à Florence... Je m'étais un peu éloignée de la foule.
Et là,
le calme à la villa... Et la vue sur Florence, illuminée.